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Histoire de Brantôme, la Venise du Périgord

Le site de Brantôme est habité au moins depuis le néolithique comme l’indique la présence du dolmen de Pierre levée.

Pendant la guerre de cent ans, en 1356, le Prince De Galles et Prince d’Aquitaine Edouard De Woodstock entre à Brantôme. La ville se libère finalement de la domination anglaise en 1376 en échange de l’engagement d’entretenir sept forteresses anglaises et d’une rançon à payer par l’abbaye.
Au début du XVe siècle, le seigneur de Mussidan, allié des anglais, fait le siège de la ville. Tandis que l’abbaye est secourue par le seigneur de Bourdeilles, la ville repasse sous domination anglaise. A la suite d’envoi de renforts par les Consuls de Périgueux, une trêve est signée et la ville libérée avant 1463.

L’abbé Pierre VIII de MAreuil (abbé de 1538 à 1556) entreprend des travaux d’embellissement. Il crée un jardin entouré d’un mur, le « jardin des moines » où sont disposés des reposoirs, dont trois existent encore de nos jours. Il bâtit également le palais Renaissance et un logis abbatial. Ce dernier n’existe plus.

L’abbaye fût probablement fondée sous Pépin Le Bref en 769, bien que cette fondation soit souvent attribuée à Charlemagne qui y déposa des reliques de Saint Sicaire.

L’église est consacrée par le pape Léon III en 804.

A la suite du mariage d’Aliénor d’Aquitaine et de Henri II Plantâgenet en 1152, Brantôme passe sous domination anglaise. C’est donc le Roi Edouard 1er d’Angleterre qui donne à la ville une plus grande indépendance face à l’abbaye avec la signature, le 29 novembre 1271, d’une charte de franchise. Mais la ville doit attendre jusqu’en 1516 avant de voir la construction l’abbé Amaieu d’Albret d’une église paroissiale, l’église Notre-Dame, distincte de l’église abbatiale.

brantôme n’est pas trop touchée par les guerres de religion grâce à son abbé de l’époque Pierre De Bourdeille (abbé de 1556 à 1614). En 1569 et le 15 Octobre 1570, il sauve l’abbaye des pillages par les troupes réformées, car il a su rester en bons termes avec Coligny. L’ancienne commune de Saint Pardoux de Feixfusionne avec Brantôme entre 1795 et 1800.

de 1888 à 1949, le bourg était desservi par une ligne de chemin de fer secondaire à voie métrique, qui le reliait à Périgueux et à Saint-Pardoux-La-Rivière. La ligne fut exploitéepar la Société des Chemins de Fer du Périgord puis la compagnie de chemins de fer départementaux. LA gare était implanté Boulevard Coligny.

Lors de son voyage en Périgord, le Président de la République Raymond Poincaré utilise pour la première fois, le 15 Septembre 1913, l’expression « Venise du Périgord » pour désigner Brantôme.

en 1943, le groupement 38 « Mermoz » des Chantiers de la jeunesse, déplacé des Pyrénées vers le Nontronnais, installe son groupe 3 (Services Travaux) dans la commune.

le 26 Mars 1944, en représailles à une attaque contre une voiture allemande transportants des membres du « SD » (« Gestapo »), qui est soldée par la mort de deux policiers, des hommes de la sinistre Phallange nord-africaine commandés par l’ancien capitaine de l’équipe de France de football, Alexandre Villaplane, exécutant 26 personnes : 25 résistants précédemment emprisonnés à Limoges ainsi qu’un jeune habitant de la commune.

Au 1er Janvier 2016, Brantôme fusionne avec Saint-Julien-De-Bourdeilles pour former la commune nouvelle de Brantôme en Périgord dont la création a été entérinée par l’arrêté du 14 Décembre 2015, entraînant la transformation des deux anciennes communes en communes déléguées.

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